La mort verticale du cheval-cendré


————–

et Falaise

calque de terre

neutre

en pile

sa jetée

infime minérale      me mène

se détourne de la mer

vers

le versant ouest

de la caldeira

filaire exil

I

Ailleurs

au poste d’arrivée

dans la cour pavée

l’attente sous l’ombre des étreintes

autoritaires

le sable dans les salles à manger

l’os et sa veine dans la nef

résonnent les tambours maritimes

résonnent les tambours maritimes

hymne à la joie du sacre des offices intimes

des rouges et des bleus livrés aux vendanges d’avril

/ l’illustre vitrail et son noir /

épais de menthe carbone           le soleil

d’un côté

et de l’autre

métamorphose du sol en degré

L’ombre

& ciliaire

& ciliée

(nos êtres chuchotés – le papier mis à part – le grillon mis à part-notre histoire de traversée enfantine)

l’iris des vents de sel sur les vains participes

la perle de mon œil roule, entrebâille,

horizée sauvage, au milieu des vieilles rizières

las, le cœur décline son invisible sang

sur la ligne du mauvais rêve

là, la fissure – monopole du souffle –

conjugue le pouls damier des mélanges stériles.

II

étanche

l’eau blanche

respirer est un calque de transparence :

dans le gaz précieux, le soufre et la perle jouent au jeu de hasard  avec autant de valets que de reines  usent les tables nourricières  défient la lampe patère  jusqu’à la fin d’une ombre  porteuse de marches et de verbes anciens

sur les bas-reliefs

se parient les heures

dans les baignoires : s’attristent les carpes

dans les éviers de Javel : se crochent des ancres

dans la cale contre : l’os se veine en cristal de Pâques

L’eau blanche de Saint Jean

L’eau blanche des Baptisés

carnaval et caravane

le poignard du marchand de laine déporté des imports

tête en pointe et pointe en bas

en un coup d’estoc, le geste écume et sépare la nacre

des brisants

sous le graphe

en deux viroles larges se divisent

les rivages-reposoirs

où se noient les facondes

III

l’eau blanche           et ses scintilles

tape

tape

la mue fée des chevaux libyens

/encore

la tente des Sablières ces dernières en retrait

hurlant le vide et sa chute /

les scaphandriers au poignard de schiste noir  cuir aux phalanges   pêcheurs d’éponges du Bassin   pointent pour la seconde fois la frontière de Judée sur ma race très privée

puis se relèvent fiers de leur tombe unique

cheveux de mercure en cascade

célestes et trempés

au bord de tomber en un instant de lune pleine

se révèlent argentiques dans le cuivre des siphons

en une couleur éclatent le sépia et la perte

alors me mènent par la passe en touches

vers Sumatra et ses Combes

 

© Coline Termash – Droits Réservés –

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