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Frères !

Les portes de l’avant claquent sur l’arrière et pendant

sans cesse

« C’est un coup du Dictator ! »

ce que dit un des mille soldats

:

les Pleutres-Rois
aux cubicules-miroirs
avec Hertz et ses tirs
de fond
sans la forme du fond
je déçois

le poil affecté
à présenter Bench et ses points
je marque

des trous que les chassés cendrés ont creusés
ils surgissent
larges comme des focs     tout en bout de rien
en acier-trempe
cultivateurs de bimbeloteries
et vendeurs de farces et attrapes

dompteurs de cirque aussi

Les boiteux boitent
borgnes
sous les frondaisons
ils s’exhibent
larguant le grand drap de la peau – Ohne Plasma

ou

le vol de nos collections de laine
par les commis
des commis
cachés dans nos belles capitaineries
celles adossées aux marais gelés
qui ont vu notre désertion.

Quelle bibliothèque ?

cf. cf.  la déférence cf. cf. épuise /

l’épuisement de notre catalogue
enfoui dans la toile nuageuse
du bordel tenu par des
cocottes fardées
bagottant

je bagotte
je libelle
ne me citez pas

la référence : un trou roux
comme une pièce de monnaie
crevant la falaise des craies
l’écartant pour les sans-cris des cours
énervés par le mauvais Avoir

Et    il fait une chaleur de tank dans l’Oural-Tube et son lit majeur
Et    il fait une chaleur de tank où  nous sommes emmenés
vers
vers

l’extérieur de la mer
l’extérieur de la terre

A la grossièreté nous sommes renvoyés
nous comptons nos quartz et nos micas
aux liqueurs excrémentielles nous sommes renvoyés

L’errance en ceinture pour tenir l’habit
nos opalines brillantes aux chevilles
et nos clochettes au cou ou au poing
c’est selon.
Nous chevauchons des poissons morts
nous sentons fort la tuerie

je lime
je perds

le lu des
journaux vierges
le mot dégradé en une lettre
lourd des sanctions sans matière
qui collent aux flaques urbanités
« Le transparent a été vu pour la troisième fois dans la fosse commune »
titre Le Soir
nous attendons nus pour l’exaltation du trou
c’est l’Unique
le seul Rendez-Vous

je perds ma peau
l’envers

où plus rien ne nous visite de l’Elysée
pas même les voyelles d’Amoria
notre bail claque la digue des sels
comme une demande comptable
le porte-voix électronique
de nos signatures identiques
celui qui a été transmis
à l’Empire du Second Degré
entre les barbeaux de la rade

Et dans les maisons
qui n’appartiennent à personne
l’ado-full   Logorrh
plonge son regard dans le Distract-Tube
le point de culture et de ramassage
des voix répandues de l’hystérie
tant elles bourdonnent
et l’ indulgence est déballée sur les vacillements du sens
et l’ indulgence se culbute
au cul du consul
Zéro-Grade
c’est la fin des étables et des salles à manger
la nonne s’enfile des You–Booké-Self-Faceman
et veut sa part box
rythmant la transmission à coup de Christ défait
vite profilée

l’envers merci
merci de ne pas spécifier
l’absence de ma définition
ce vide
du nommé merci

Le Poète et Le Marin

L’homme à haut de forme
partage ses cigarettes et ses cuirs
entre deux couvertures de l’armée
c’est le poète
il a une mauvaise tête à être resté
sous les unités du DreamTeam qui éclaire la Ville
« Quel bateau ? »
le seul à hésiter
« Je vous ai laissé une douceur extrême »
Son corps produit / la production /
La Production a balancé le dirigeable de nos voix
aux frontons des référendums
tractés par les nations

Le marin des Maîtres-Gratitudes surgit
des onguents
pleins de la résonance
des quinconces
et
prend le poète sur son dos de chaux à bâtir
et
hurle face aux téléviseurs pneumatiques

« A dextre ! A dextre ! »
« C’est bientôt le départ. » manipule le grand télégraphiste
le seul qui soit resté en fonction dans le ministère
« Je m’attarde en ces lieux de bravoure » dit le poète

Le marin le poète et le fonctionnaire
tout trois assis dans le bastringue
« Il faut bien vivre »
Son dos est chaud comme les blés avec un ciel éclatant du bleu de l’été

« Il faut mettre de la Couleur pour que çà apparaisse » hurle le poète
fou-soûl du sang qu’il avait sucé
sur les bouées
tout ce dimanche

mes os larmés
 limés
 lamés

à bord où
les putains ramassées
le long des fils du mois d’août
rêvent sous des lampes mexicaines à Europa
couchent avec le vide des ventres pleins
les embarcations alourdies de chairs à crédit
miment la danse des dés
et se balancent autant que celles restées à quai
et
tous foncent pour rejoindre l’absence des pâleurs

« No way / c’était maté »
coupe le marin devant les neufs officiels
tout juste élus par les Habituels
« Out » se mettent-ils à crier
dans un langage neuf comme un sou neuf
qu’on n’en sortira pas
et ils crient du fond de leurs beurs et de leurs roms
– Mademoiselle Nœud-Cou en  bout de ligne –
avec leurs yeux pétillants de mille chasses royales et à donf
que même l’Enfant les croit d’un Autre Monde
le poète s’assoit sur les pisses jaunes
des moins que présents
qui coulent à flot de l’Empire Levant
au cercle Paraguay

je suis sur la ligne de direction
la bête et moi

Alors que devant –
toujours devant –
on vend –
devant est à vendre –
devant se consume d’attendre avant
qui vend ?
« Mon major » /

C’est une loterie ce chef d’œuvre d’incontinence
né de la diarrhée des architectes-cac
les bâtisseurs de soustraction

Le poète est couché sur le dos du marin
et fait un doigt aux cathédrales du mitan
il récite et çà n’en finit pas dans la noyade hypnotique
certains mâchent   d’autres avalent
le papier ressortira
plus rien ne passe dans cette gigantesque digestion
sauf le transit
ce qui apparaît disparaît aussi vite que cela est apparu

j’écris
drapée dans ma descendance sans ligne
avec ce déficit  //   
sans la parenté

Mes résurrections aquatiques
fomentées par des Porcs-Inouïs
qui  sans crâne ni groin
perchés sur mes tables providentielles
ordonnent la décoction de mon contenu
à malt
globe ouvert sur le park
de la ixième Grande Surface
Alors que devant –
toujours devant –
ceux de la Plaine-Vol
vendent et revendent
pratiquent l’écho dans les tentes-ovins
c’est très court dans les tympans
il y a le musicien à haute chevelure
qui monté sur ses cordes et son archet
s’est attaché la bouche à la tête
l’hospice central doré par les développeurs
enregistre des cas de surdité totale chez de jeunes individus
qui pourtant retransmettent l’écho des Pupilles
La longue gueule des Bonnes-Façons engueule les peuples au pied palmés
car  ils ont sauté les écrits des Anciens
ont dévoré le boucan de tortue
avec leur cache-face
piqué de pous-races

L’oubli atroce
de l’atroce Tattoo
« On veut sa marque
et
c’est le + qui tatoue le + »
dit le marchand de sable

encartés
publiés
en place de l’indécence
à se répéter en unités conformes
la peur frisée de ne plus se reconnaître
les amène chez les maîtres-tatoueurs
ils se désignent de leur seul doigt restant
ils désignent au cas par cas
le trou-monnaie dans la falaise
si on venait à les oublier

mon front symétrique en contre-partie
 l’autre face aussi plate qu’ inversée
je suis in con nue sans titre
j’inverse
ma bouche sans dents

Une bille avec les tubes du monologue
le mono extatique
oh  grimper la chute des reins !
grimer grimer
grimer
la béatitude

« Vive le Mono » grave le Teen âgé
sur le tronc de son père endormi sous le tilleul

Seules les vieilles femmes font  encore sonner
la cloche des cantines à riz du Moon-Santo
et perdure ce claque
de chaque dimanche des jeûnes
où sous la fraise des canines
l’herbe des écumes est cotée au poids

« J’ai faim » dit l’Enfant seul à Midi

Entre les îles
l’eau verte se couvre des cheveux
des rasés
des perruques soldées
les casques en ivoire de toutes les guerres
flottent comme d’innombrables pots de chambre
et rejoignent les algues meurtrières
de l’enchevêtrement des sphères atones
« Cela communique. Cela est bien ».
et le chercheur de Fer à Repasser parlementaire
toujours sans âge
sous les ordres
de Chair-Peau
cherche une légende à rapporter sur  terre

La terre sainte et trois fois sainte
des naissances et des sacrifices
des encyclopédies
des petits tailleurs et des couturières
de nos pères
et arrière

Tout est bazar à force d’être bazardé
même les animaux sont dans le bazar
ma vache est dans le bazar
tout le vivant est dans le bazar
le temps ne passe plus
il s’additionne

Tous les petits hommes se décorent des os de l’abattage
du nez au poignard
osseux et brefs
c’est l’absolue redevance à la chute
c’est l’impôt parfait à l’Univers

« Trouvons le reposoir » dit l’Enfant
« Déjà ?»  répond la mère porteuse

Il pleut dans les corps
Succesfull-Joker
vend le ventre des hommes trans
pour des naissances bicéphales

Les rameurs fatigués des bourrées-salaires
censées les étourdir
jettent  la mémoire au réseau.
ils veulent s’enfuir et rejoindre
la Cour de l’Eden-Edifice
« Laissons cela, nous avons mieux à faire
et filons dans nos réduits
notre mémoire    elle part Camp »
je≡ je

ils chantent et embaument
une musique-musc à drisse de fer
pour toucher les bords de la terre
pour mieux séparer le sépia

Croyant à leur retour
le Gouverneur des Stylets
boit sa perfide confusion
et tombe ivre de lui-même
« NON COUPABLE »
écrase la bouche du Titan
sur les tours de la ville vide now
il demeure le tutélaire
aboyeur des usages
dans l’art du dressage des meutes
dans sa conséquence

reste l’ Homme vieux
je ne L’ai pas oublié depuis l’an 91de XX
je veux Le mettre là
l’Homme vieux des quartiers roses du XVIIIième carré de la Ville
je Le vois prier Dieu
sans sa chair
pour Le délivrer
à demi couché
à demi levé

Il sort ses avant-bras
de son long manteau
crevé de bière
et entre deux mécaniques machines
avec le réflexe du petit matin
brouillé par l’humide indifférence
s’assomme pour l’entassement final

déjà      déjà

Et la Poésie ? inscrit le poète sur une sardine
ce qui lui prit le temps
que prend le temps de vider une boite de fer

« L’ingénieur invente la mer en col blanc » titre Le Matin
un rapport est rendu à Coup de Manche
titré deux fois
pour ses travaux en sorcellerie divine

incontinents
sur la surface des eaux bienveillantes
on se récite la vague et la multiplication

dans chaque porcherie
à chaque coucher
en coupe
on éclaire l’ancien hippocampe
nos genoux en panier
pour compter nos crabes
dans chacune de nos juridictions

sans chevaux
le soir
quand la lune perd ses eaux
nous suivons les tortues
le long de nos chambres
pour filer
dans la chaleur des étoiles
Madagascar

c’est un sujet de longueur

il reste

je réside
je niche
au palais de ma langue

dans les loges magistrales
sans Galerie

il reste
que
nous avons nos pantalons
de chaleur
sur l’attache de nos chevilles
cerclées et grasses
flambantes à cuire
çà coule et çà grésille
avec l’éclat des mires
quand il fait nuit noire
à Rio

Il reste
à
glaner
pour le festin des tribuns gavés
des intendants gavés
nos broches à gâche
luisantes sous la grille
des tropiques

nous avons suivi la carte fournie au départ
nous avons pratiqué l’application

c’est l’amer
dans les cales

il reste
que
nous sommes poissonneux
nos écailles soulevées par le sel
trempés
nous courons dans les veines
de nos ombres à
nous dépecer
et enfin

nus devant un soleil en colère
figer nos faces
au grand ornemental

à patentes
à escomptes
à surseoir

à la douceur d’un  Printemps

© Coline Termash – Droits Réservés –

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