Dessus-dessous

Noir mon autre corps
Blanc mon autre asile

Aux portes des républiques :
le cheval d’avant-garde,
orange est la robe,
noire est la muse.
La licorne et la logeuse sur le dos

diphtonguent les vents de Mama,
terrassent les auvents et l’air plein
face à la clarté de nos rayures d’habits,
sous lesquels nous ne pouvons plus vendre.

Courbent les rayons du cœur
au-dessus des herbes électriques,
(les herses les câbles et les pays)
une maladie Sepsis /
Soûls,  nous habitons les secteurs de haute sécurité,
sous les lattes aussi  sous les lattes aussi

où le vent luit comme immortel,
au-dessus aussi :
une syllabe non prononcée,
un vers sans récit.

Mes bras résinent. Le canon est immobile.
Le camarade des toundras dans le bleu-sang,
des étoiles partout jaunes, roses,
barbouillé de crachats et de plaques,
sa casaque aux éclats amers.
Dans les carrés du paître : crucifié sur les pierres,
les yeux comme des culs de bouteille
si bien qu’il sait l’envers du soleil
quand il se couche sous la mer.

Nos galaxies,
si gaz,

la nuit.

Et la Joie ? Et la Joie qui fait le velours sur le ciment et l’ardoise.

D’un coup de rein, monter aux escales géantes une allée pentue géante & une lumière.

Marcher jusqu’au tramway de Jusquiame
à la hauteur du Tom,
rire aux cabots des cimetières
et garder sa viande,

chargé de figues et de sel, chargé des miels non tempérés,
(des engrois et des farces)
tout couvert de la coiffe des écorces des grands arbres
les grands arbres qui disent Octobre :

le Haut-Lieu du Livre-Roux.

Le Livre des Caravanes modernes qui se référence dans les bibliothèques migrantes et non cirées
celles que l’on visite les poches vides
pour ne pas faillir,
pour garder son silence sous les gilets de la terre.

Dans les charbons j’attends le préposé aux certifications
aux écritures certifiés aux amendes honorables les dirigeables les grands dirigeables qui s’abattent sur les cimes en scharzwald ce fracas sans note. Sec est

Prêle est ma lettre
Beau sera belle la fortification
et les plans du damier pour enfin ressusciter la transmission.

Cachés sous les laines,
les jours sont noirs.
Dans le registre,
je n’ai pas d’âge sauf celui de ton nom Liberté.

 

© Coline Termash – Droits Réservés –

 

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L’inventaire de nos arrhes dans la liste Veydehre

L’inventaire de nos arrhes dans la liste Veydehre

tous

hument

…….l’un :

à la peine

chez les caporaux des Mines en  copies neuves et exemplaires

….. l’autre :

dans la Capitainerie

capitale

&

la fiche des peuples surnuméraires vole au vent de ma Grand-Mère Européenne

&

sous l’eau et pluie      hument

————————————————————————————————————————

0 1 0           sur les quatrième de couverture

le petit illustré et le rendu rose

plein de o

ourlent les merveilles de l’anthropoïde

                  /  derrière les croisées des gammes « solennelles »   /

les mœurs meurent      étatique extase

1 0 1    l’ordre d’empilement fosséen par périodes

bleu-azur

1 0 0    la latence des femmes sacrificielles patentées

au milieu des gorges antiques, l’air épuise la stratosphère à 6.30 p.m.

0 0 0    la poussière est devenue folle et féconde le sol pol pot

1 1 1      douleur blanche : les deux yeux sous la tringle céramique, retour par la Rampe

du Poli de Saxe

0 0 1    les terrasses  les outres longues

balles gaz

ventres enflés

et défilé de nuques blanches

——————————————————————————————————————-

tous hument

sans être nommé    en casquette de tricot    tricotée dans les campagnes de sa mère

couvert    il

regarde

se garde

garde

rempli de civilité costumière

n’écrit pas

n’écrit pas à son père

coche les options

copte

ne sait pas les annales de l’avorté saint et mille fois

Logos

les fleuves à canaux neutres

les écluses déplacées

le solde à gager

sclérose les scorpions actuels qui déplacent

des pierres phoniques actuelles aux compost

tous hument

bienséance et projection lactée :

le générique du début

Z  A   36

hors champ bouton d’or

archives et répétitions décennales

abscons

hors champ

le chant de la Pythie  doré  doré  toujours doré

le générique de la première lettre du Verbe

est

le générique de la première lettre du Verbe

l’oppose morte

ce lol mol

électrique pollen de l’espèce

en cache

dénature des astreintes

tous hument

quelle destinée, les chevaux ?

aux visières de verre luisant

sortant de la pluie

et battant la terre

la terre la battant

tant et tant

que le cœur se dissout

adverse lent

en belle unité

j’ai traversé le film 16.35                                            /  Nuremberg /

animal pauvre qui dort dans l’herbe jaune

et jeune

intense des vents dans les grains

HUMUS

 

© Coline Termash – Droits Réservés –